Association de protection de l’enfance et d’insertion

20 rue Lecharpentier, 95300 Pontoise

Fresque de Marcouville

La Sauvegarde à Marcouville pour une fresque géante

 

Huit adolescents du quartier de Marcouville, à Pontoise (Val-d’Oise), ont réalisé un fresque géante.

Le chantier aura duré du 9 au 11 mai derniers. Huit jeunes du quartier de Marcouville à Pontoise (Val-d’Oise),  âgés de 13 à 16 ans, ont réalisé une magnifique fresque géante sur la passerelle qui mène à la maison de quartier, juste à côté du local des éducateurs de la Sauvegarde 95.

Ce sont d’ailleurs ces derniers qui sont à l’origine de ce projet, pensé avec les autres acteurs sociaux et culturels du quartier, notamment l’association Aquarel, l’Association pour les équipements sociaux (Apes) et quelques habitants.

Guidés par le graffeur pontoisien Ma2p

L’artiste graffeur pontoisien Ma2p a ainsi été contacté pour accompagner les adolescents, le tout sous l’objectif de Théo Burette, un jeune talent de la photographie, lui aussi issu de l’agglomération de Cergy-Pontoise.

En amont de cette réalisation, les jeunes ont participé à plusieurs sorties, afin d’imaginer l’œuvre à réaliser sur cette passerelle.

Ainsi, dès le mois de janvier, le groupe a pu découvrir une exposition du graffeur Sino à L’imagerie d’Argenteuil, mais aussi s’essayer à la bombe à L’Aérosol, le temple de la Street culture, à Paris.

Quelques séances de dessin plus tard, vous obtenez une œuvre originale et colorée.

« Les jeunes débordaient tellement d’énergie que, dans un premier temps, il m’a été difficile de maintenir leur concentration. Mais, dès que je leur ai donné tous les outils en main en leur demandant de s’amuser, ils étaient à fond ! », confie Raphaël alias Ma2p.

« Un grand merci aux entreprises Monti Peinture et Zolpan qui ont donné de la peinture », note le graffeur qui a déjà organisé plusieurs événements autour du street art à Pontoise.

Droopy et Sangoku

« L’objectif de ce projet était de parler de la jeunesse, toutes les jeunesses, et de mettre en avant le point commun entre les générations. Or, à nos yeux, rien de plus évident que les dessins animés pour parler à l’enfant qui sommeille en chacun de nous », poursuit Ma2p.

C’est pourquoi, sur la fresque, on peut voir Betty Boop (1930), Bugs Bunny (1940), Marvin le Martien (1948), Droopy (1950), Sangoku et les boules de Crystal (Dragon Ball, fin des années 80), et un Worms (1994) cohabiter avec des personnages plus contemporains.

Tout un symbole

Les jeunes et l’artiste ont également souhaité faire une référence, plus subtile, à l’univers de la bande dessinée par la disposition narrative des personnages tout au long de la passerelle.

« Cette dernière symbolise ce lien entre deux niveaux, deux états durant la vie : le passage de l’enfance à l’âge adulte, peint par des adolescents. Quant au rouge, la couleur de la passion, mais autoritaire, il a été volontairement aspergé, éclaboussé, brossé par cette jeunesse énergique et désinvolte, mais consciente du monde qui l’entoure, avec le choix de deux citations de Nelson Mandela », conclut Ma2p.